[Report] Court-imposed ‘red zones’ harming drug users, sex workers and homeless people in Vancouver

MEDIA RELEASE

“Red zones” are violating people’s rights and aren’t working new study shows.

Vancouver, BC – In a new report released today, researchers from the University of Ottawa, Simon Fraser University and the University of Montreal, found that ‘red zones’ are widely used against drug users, sex workers and the homeless in the Downtown Eastside of Vancouver, impacting their access to vital resources including access to food, shelter and harm-reduction services amid B.C.’s overdose crisis. “Our study reveals that conditions of release are too frequently used in Vancouver in ways that are counterproductive, punitive, and frankly unlawful, threatening fundamental constitutional rights,” noted lead researcher, Marie Eve Sylvestre.

Read the full report :  Red Zones and other Spatial Conditions of Release Imposed on Marginalized People in Vancouver

A ‘red zone’ or a ‘no-go’ order are conditions of release imposed by the police or the court in a bail or probation order that prevent an individual from entering or being found within a specific perimeter or place. Red zones can range from “not being within the 300 block of East Hastings Street” to the whole DTES area. While the law requires that individuals be released on bail unconditionally, 97% of all bail orders issued between 2005 and 2012 contained some kind of conditions.

The research team, comprising of Marie-Eve Sylvestre, Nicholas Blomley, Will Damon and Céline Bellot, found that:

Red zones heavily affect drug offenders in the DTES

Data from the report shows that 53% of all bail orders issued in drug offences included a red zone. Further, 92% of all the red zones related to drug offences were concentrated in the DTES. One woman interviewed in the project described being red zoned from ‘all of Hastings St’ in the Downtown Eastside while on bail for possession of drugs for the purposes of trafficking, noting that for her, “it didn’t make sense, … my bank was there, my home was there, my probation was there, my doctor was there. Come on guys! All of Hastings Street? Hello! My whole life is there!”

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©William Damon’s M.A. Thesis, Simon Fraser University. (Full resolution: http://wgdamon.com/images/gallery/BJC2Map.jpeg )

Red zones set up marginalized people to fail, while putting additional pressure on the criminal justice system

Court data analyzed in the report showed that between 12%-37% of the court orders were breached, and that those breaches in turn generated on average 1.5 to 2 additional breaches, creating a ‘revolving door’ effect. For instance, a woman reported that she “used to get arrested and put in jail for 3 to 4 days at a time, every couple of weeks, because of [red zones] and charges.”

“So my criminal record is 3 months. Nothing is for anything criminal, it is always for breaching, possession, breaching, breaching, breaching. They would kick in your door and get you for breach, so you would have a possession and a breach.”

In 2014, 40% of all criminal court cases in B.C. included an offence against the administration of justice, with failure to comply with a bail order and breach of probation being the top ranked offences.

Red zones violate important constitutional rights

The authors of the report also found that red zones and other bail and sentencing conditions are likely to lead to multiple violations of rights, from the right to presumption of innocence and the right to reasonable bail to the right to life, security and integrity of the person. Yet, these conditions are rarely challenged and with limited success.

The project was funded by the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada and conducted between 2012 and 2014 in Vancouver. Researchers obtained access to court record information for all adult criminal court cases granted bail or sentenced to probation or a conditional sentence between 2005 and 2012 in the Vancouver Provincial Court, Drug Court, and Downtown Community Court. They also interviewed 36 individuals subject to court orders as well as six legal actors involved in the criminal justice system in 2013-2014.

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For more information, contact

Marie-Eve Sylvestre
Professor, Faculty of Law, University of Ottawa
msylvest@uottawa.ca

Nick Blomley
Professor, Geography, Simon Fraser University
blomley@sfu.ca

[Rapport] Les personnes marginalisées à Montréal, prises dans un cycle infernal de bris de conditions

Dans une étude rendue publique aujourd’hui, un groupe de chercheurs de l’Université d’Ottawa, de l’Université de Montréal, de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Simon Fraser concluent que les tribunaux montréalais font un usage excessif des conditions de mise en liberté et de probation (ex. ordonnances de ne se trouver dans un lieu public ou de ne pas fréquenter un périmètre, couvre-feu, interdictions de consommer, interdits de contact, obligation de se rapporter au poste de police). Or, celles-ci ont des effets dévastateurs sur les personnes marginalisées et en situation d’itinérance.

Lire l’étude : Les conditions géographiques de mise en liberté et de probation et leur impact sur les personnes marginalisées à Montréal

La remise en liberté sous condition, la norme

Alors que la loi exige que ces personnes soient libérées avant procès sans condition, Marie-Eve Sylvestre, Céline Bellot et leurs collègues ont conclu que 95% des personnes libérées par la Cour municipale de Montréal entre 2002 et 2014 l’ont été avec conditions.

En outre, plusieurs conditions sont imposées dans des ordonnances de probation dans les quelles les conditions les plus fréquentes sont des conditions interdisant de se trouver dans certains endroits publics (42% des ordonnances de probation) et des conditions d’abstinence de consommer de l’alcool et de la drogue (19% des ordonnances de probation).

Impact sur les personnes

Les conditions géographiques ont des effets dramatiques sur les personnes marginalisées, les éloignant de ressources nécessaires à leur vie et leur sécurité.

C’est le cas de Martine, une jeune femme vivant avec le VIH et travailleuse du sexe à temps partiel, qui s’est vue imposer une interdiction de se trouver sur l’île de Montréal et qui n’avait plus accès aux programmes d’aide alimentaire et aux services de santé durant l’interdiction.

Des manifestants, qui se sont vus imposer des conditions durant la grève étudiante de 2012, font aussi état de restrictions importantes à leur liberté puisque ceux-ci ont cumulé des interdictions de manifester et de se trouver dans les espaces publics alors qu’ils étaient toujours présumés innocents.

… et sur le système de justice

Au Québec, un tiers des causes criminelles entendues par les tribunaux chaque année contiennent au moins une infraction contre l’administration de la justice (dont font partie les bris de conditions). À la Cour municipale de Montréal, 66% des personnes ayant cumulé deux dossiers et plus avaient au moins une infraction de bris de condition dans leur dossier.

« En plus d’avoir des conséquences désastreuses sur les personnes, ces bris de conditions sont coûteux et créent davantage d’encombrement dans un système de justice qui traverse présentement une importante crise des délais judiciaires », a déclaré Marie-Eve Sylvestre.

Des conditions imposées dans l’urgence et sous la contrainte

Pressés d’agir rapidement, les tribunaux imposent des conditions dans l’urgence en suivant les recommandations prévues au rapport de police. Les personnes qui comparaissent détenues ne disposent pratiquement d’aucun rapport de force et ne remettent que très rarement en question les conditions imposées puisqu’elles désirent être libérées le plus rapidement possible : « tu veux sortir, tu dis oui, oui » (Martine). Un avocat de la défense explique dans quel contexte les personnes détenues acceptent leurs conditions :

« C’est du monde qui ont des antécédents, en général, sont en lendemain de brosse ou de drogue, ils sont pas toute là, ils comprennent rien, ont mal à tête en [juron], sont en rush, y’en a qui manquent leur méthadone, ils capotent, la plupart sont à ce stade-là, pis tout ce qu’ils veulent c’est sortir ».

Des conditions qui violent les droits fondamentaux des personnes

Les conditions imposées sont susceptibles de porter atteinte aux droits fondamentaux à la vie, la sécurité de la personne des personnes marginalisées en les éloignant de ressources essentielles, comme les services de santé et d’aide alimentaire.

Dans le cas des manifestants, leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique sont aussi atteints.

Des conditions qui n’atteignent pas leurs objectifs

Il y a un écart important entre les objectifs visés et les résultats obtenus par ces conditions. Les juges et les procureurs sont généralement convaincus de la pertinence et de l’efficacité des conditions jugeant qu’elles préviennent la récidive, assurent la présence au tribunal et soutiennent la réhabilitation des personnes qui y sont assujetties.

Par contre, les personnes marginalisées croient que les conditions engendrent de la récidive en raison des multiples bris de conditions, les éloignent des ressources nécessaires à leur survie, leur travail ou leurs activités politiques et augmentent les risques de mauvaises rencontres avec les policiers et les possibilités de détention.

 

Pour plus d’informations :

Marie-Eve Sylvestre, LL.M., S.J.D.
Professeure titulaire / Full Professor
Section de droit civil / Civil Law Section
Université d’Ottawa / University of Ottawa
57, Louis-Pasteur, bur. 305
Ottawa, ON, K1N 6N5
Tél.: (613) 562-5800, #3237
Marie-Eve.Sylvestre@uottawa.ca  

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Image : Pixabay

[Audiences] Commission d’enquête sur les relations Autochtones/Québec

Val d’Or.  La Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès souhaite obtenir une participation active de l’ensemble de la population, autochtone et allochtone, des organisations et des associations autochtones et des services publics dans le but de mener à terme ses travaux.

Afin d’y parvenir, l’équipe de la Commission tient à faciliter la compréhension de la démarche à suivre pour toute personne, organisation ou association manifestant le désir d’y contribuer.

Si vous êtes un individu qui souhaite témoigner à la Commission ou qui souhaite partager des informations:

il possible de nous rejoindre via notre site web dans la section communications confidentielles ou par téléphone via notre boîte vocale confidentielle au 1 844 580-0113 (sans frais).

Si vous êtes dirigeant d’une organisation ou d’une association qui souhaite partager des informations ou soumettre un mémoire:

il est également possible de le faire en communiquant avec nous via notre site web dans la section communications confidentielles ou par téléphone via notre boîte vocale confidentielle au 1 844 580-0113 (sans frais).

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Visionner les audiences

Calendrier des audiences – septembre 2017

Jeudi, 21 septembre

Marjolaine Sioui et Richard Gray, Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL)

Vendredi, 22 septembre

Chef Lance Haymond et David Mclaren, Keboawek First Nation
Sébastien Grammond, Université d’Ottawa

Lundi, 25 septembre

Sheila Swasson et Carole Brazeau, Cercle national autochtone contre la violence familiale
Serge Bouchard, anthropologue

Mardi, 26 septembre

Serge Bouchard, anthropologue

Jeudi, 28 septembre
Grand chef Konrad Sioui et Me Kateri Vincent, Nation huronne-wendat
Eva Gunn et Elisapie Uitangak, Régie régionale de la santé et des services sociaux Nunavik (RRSSSN)
Annie Baron et Pascale Laneuville, Association des femmes inuites du Nunavik, Saturviit
Grand chef Joseph Tokwiro Norton, communauté de Kahnawake
Vendredi, 29 septembre

Chef Steeve Mathias, Long Point First Nation
Bella M. Petawabano et Daniel St-Amour, Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James
Béatrice Vaugrante et Karine Gentelet, Amnistie internationale pour le Canada francophone

[Colloque] Rendre visible l’itinérance au féminin (7-8 déc. 2017)

Membres du Comité de reconnaissance et co-chercheures de la recherche Rendre visible l’itinérance au féminin, nous sommes près de 20 femmes, qui avons vécu ou qui vivons encore une situation d’itinérance et nous vous convions au colloque qui vient clôturer deux années de travail collaboratif avec des chercheur(e)s universitaires – représentant huit régions du Québec – et des étudiants.

Les résultats de recherche régionaux et globaux seront présentés, ponctués de capsules théâtrales, d’activités ludiques et symboliques, toutes réalisées par nous…avec un coup de pouce ! Nous sommes des défricheuses et des tricoteuses et nous savons que le filet social est troué, alors nous vous proposons d’apprendre à tricoter serré !

Inscrivez-vous, c’est gratuit !

Au plaisir de vous y retrouver !

Les co-chercheures du Comité de reconnaissance.

 

Description

Le filet social est troué ? Les défricheuses vous apprennent à tricoter serré.

Quelle est la réalité féminine de l’itinérance à Montréal et dans les régions ? Quels sont les services développés à l’intention de ces femmes ? Comment faire mieux ? Quelques questions qui seront évoquées dans une ambiance conviviale, participative et créative.

7 décembre 2017

  • 14h00 – 17h00 : Incursion dans la réalité des femmes en situation d’itinérance
  • 17h00 : 5 à 7 festif !

8 décembre 2017

  • 9h00 – 12h00 : Ce qu’on fait :approches, services et intervention
  • 13h00-16h00 : Ce qu’il reste à faire : mot de la fin

Gratuit, c’est un rendez-vous !

S’inscrire en ligne

[Consultation] Profilages racial et social à la Ville de Montréal

Consultation publique sur la lutte au profilage racial et au profilage social

Lire le mémoire : Mettre fin aux profilages : une urgence démocratique. C.Bellot,  Observatoire sur les profilages, juin 2017.

Montréal. La Commission sur le développement social et la diversité montréalaise et la Commission sur la sécurité publique invitent conjointement la population à participer à une consultation publique sur la lutte au profilage racial et au profilage social.

Cette consultation permettra de rendre compte des actions posées par la Ville de Montréal, d’identifier les perspectives à envisager pour éliminer le profilage social et le profilage racial ainsi que la contribution de chacun pour atteindre cet objectif commun.

Cette démarche débutera par une présentation publique du Bilan général des actions de la Ville de Montréal pour lutter contre le profilage racial et le profilage social 2012-2016.

Les citoyens et les groupes qui désirent participer à la consultation peuvent présenter un mémoire ou une opinion à la Commission conjointe lors d’une des assemblées publiques prévues à cet effet.

Audition des mémoires et opinions

  • Mardi, 20 juin 2017, à 13 h à 16 h
  • Mercredi, 21 juin 2017, à 13 h à 17 h (si nécessaire)
  • Jeudi, 22 juin 2017, à 19 h à 22h (si nécessaire)

Les personnes qui désirent soumettre un mémoire ou une opinion lors des audiences publiques sont priées de s’inscrire avant le jeudi 1er juin, à 13 h en complétant le formulaire en ligne disponible sur le site des commissions ou en appelant au 514-872-3000.

Tous les mémoires devront parvenir au plus tard le 16 juin 2017, à 13h, à l’adresse suivante : commissions@ville.montreal.qc.ca.

Toutes les séances ont lieu à la Salle du conseil de l’hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Métro Champ-de-Mars : http://www.stm.info

Les personnes à mobilité réduite accèdent à l’hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford). La salle est équipée d’un système d’aide à l’audition.