Entre contestation et résignation

Texte soumis pour publication dans le bulletin #6 (avril 2016).

Par Thierry Casséus (candidat à la maîtrise à l’École de travail social de l’Université de Montréal)

Entre contestation et résignation : l’expérience de profilage racial de jeunes racisés ayant reçu des constats d’infraction dans le cadre du contrôle de l’occupation de l’espace public montréalais

Les relations entre le corps policier et les jeunes racisés constituent depuis des dizaines d’années une préoccupation sociale et scientifique en Amérique du Nord et dans divers pays européens : de l’interpellation à l’arrestation, rapports officiels ou recherches locales font état d’une représentation disproportionnée de jeunes Noirs, Hispaniques et Maghrébins à la porte du système pénal juvénile sur fond de méfiance, de suspicion et de violence physique et verbale. Quoique divers auteurs soutiennent que l’implication disproportionnée des minorités ethniques dans les activités criminelles soit la cause de leur surreprésentation au niveau pénal, l’examen approfondi des recherches empiriques effectuées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, au Canada et au Québec souligne de préférence l’existence de pratiques de profilage racial dans l’espace public et permet d’appréhender ses manifestations, certains de ses effets et son articulation avec le racisme systémique qui structure les sociétés occidentales (Wilbanks, 1987; Bowling et Phillips, 2002; CODP, 2003; Goris, Jobard et Levy, 2009; Bernard et McAll, 2010; Gabbidon et Greene, 2013; Stolzenberg, D’Alessio et Eitle, 2013).

Ainsi, dans un sens restrictif, le profilage racial peut être défini comme l’utilisation principale du statut racial et/ou ethnique dans les décisions de contrôler des utilisateurs de l’espace public en l’absence d’indications de criminalité ou d’atteinte à la loi; selon une perspective plus large adoptée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, cette pratique englobe toute action prise pour des raisons de sureté, de sécurité ou de protection du public qui repose sur des stéréotypes fondées sur la race, la couleur, l’ethnie, la religion, le lieu d’origine ou une combinaison de ces facteurs plutôt que sur un soupçon raisonnable, dans le but d’isoler une personne à des fins d’examen ou de traitement particulier. Dans une perspective critique, le profilage racial contemporain est ainsi vu comme le prolongement de la régulation, durant l’ère coloniale, du corps racisé et de l’espace public et comme l’étape fondamentale et préalable du processus discriminatoire du système pénal occidental structuré par le racisme systémique, qui désigne « la procédure sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les gens font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés » (CRSSJP 1995, p. 43; CODP, 2003; Wacquant, 2007; Glover, 2009; CDPDJ, 2011). Par ailleurs, le profilage racial, dont les caractéristiques sont liées à la surveillance racialement ciblée, au harcèlement, à la sur-interpellation, aux propos racistes et à l’usage disproportionné de la force physique, peut amener comme conséquences des troubles psychologiques comme le stress, la perception de menaces fondées sur la race, la méfiance et l’hostilité envers le corps policier et divers couts financiers pour le jeune et sa communauté (CODP, 2003).

C’est dans ce contexte que notre recherche1 s’est proposée d’explorer comment se vit et se construit l’expérience de profilage racial de jeunes racisés dans le cadre du contrôle de l’occupation l’espace public montréalais. Au niveau de l’expérience de jeunes racisés et profilés, les travaux de Brunson (2007), de Sharp et Atherton (2007), de Glover (2007) et de Tichit et Jacoud (2009) avaient déjà montré que des jeunes racisés en contact avec les forces de l’ordre vivent ces interactions comme du harcèlement racialement ciblé et que certains développent des stratégies de résistance face à ce qu’ils perçoivent comme du profilage racial. Notre travail de recherche a voulu aller au-delà de l’homogénéisation de la perception, du vécu du profilage racial et, le cas échéant, des stratégies développées dans l’espace public, pour explorer la diversité de l’expérience de profilage racial de jeunes racisés, incluant le regard porté sur les constats d’infraction reçus dans ce contexte, les différentes formes de stratégies qui renforcent ou résistent au profilage, les différents ressentis du contact avec la police ainsi que les variations des conséquences du profilage racial en ce qui a trait à chaque jeune.

Le corpus de la recherche est constitué d’une dizaine d’entrevues: les jeunes sélectionnés, neuf hommes et une femme, vivent dans des quartiers différents, ont connu des parcours hétérogènes, sont d’origine ethnique diverse et sont nés à l’étranger, nés au Québec de parents nés à l’étranger ou nés au Québec d’un seul parent issu de minorités racisées. La méthodologie qualitative adoptée dans le contexte des entrevues a visé au fur et à mesure à rendre compte en profondeur de l’expérience vécue de profilage racial et l’analyse et l’interprétation des données, basée essentiellement sur l’approche mixte de Miles et Huberman (2003) a permis à la fois d’atteindre un modèle théorique rendant compte de l’expérience de profilage racial des jeunes racisés interrogés et de dégager deux types d’expérience de profilage racial.

Le modèle théorique de l’expérience de profilage racial découlant des interactions police-jeune met en effet en lumière le vécu des participants et la capacité réflexive et critique de la plupart des jeunes à définir et construire leur identité ethnique sous forme d’une fière conscience noire opposée à la population majoritaire blanche, à adopter diverses stratégies de résistance et d’accommodement face aux tickets reçus dans l’espace public et à développer une dénonciation du profilage et une indexation des policiers et du Québécois ordinaire comme participants à un système discriminatoire et raciste. Issues de l’analyse typologique, les configuration-type du contestataire et du résigné constituent une des originalités de la recherche permettant de saisir comment se construit ce modèle dans l’espace public. L’expérience des contestataires se caractérise par une expérience d’interaction chronique avec la police et une réflexion critique poussée sur les enjeux du profilage et de la discrimination systémique liée à une tranche d’âge élevée qui engendre un sentiment intense de discrimination portant le jeune à s’engager dans une stratégie de prévention et de contestation des constats d’infraction. À l’inverse, l’expérience des résignés comporte une expérience d’interaction épisodique et une compréhension limitée des enjeux de la discrimination liée à une tranche d’âge moins élevée qui engendre un sentiment de discrimination faible poussant le jeune à se confronter aux policiers et, paradoxalement, à s’accommoder des tickets reçus dans l’espace public.

Un modèle d’intervention de lutte contre le profilage racial peut être élaboré à la lumière du témoignage des jeunes contestataires et résignés. Dérivant de l’action communautaire de défense des droits sociaux et de l’approche interculturelle en travail social, ce modèle se veut à la fois un outil de prise de contact avec les migrants de première ou de deuxième génération et un instrument de conscientisation et de lutte contre l’injustice raciale. À la lumière des témoignages de jeunes racisés et profilés selon lesquels le Québécois ordinaire est considéré comme raciste et dominateur, l’approche interculturelle peut aider un intervenante à approcher un jeune sans parasiter sa démarche avec des préjugés et des stéréotypes qui sont de nature à renforcer l’impression première du contestataire ou du résigné. Autant dire que les deux démarches d’intervention interculturelle décrite au chapitre cinq, soit la décentration, la découverte du cadre de référence de l’autre, sont particulièrement importantes tant pour l’intervenante « blanche » que pour le jeune racisé profilé; mais ces démarches sont également significatives pour l’intervenante « noire » ou racisée qui doit découvrir une culture minoritaire différente de la sienne ou qui pourrait nourrir consciemment ou inconsciemment des idées toutes faites sur les jeunes profilés habitant tel ou tel quartier sur-surveillé (Cohen-Emerique, 2015). Les deux premières démarches préalablement suivies, l’intervenante peut s’appuyer sur l’approche structurelle pour favoriser chez le jeune le développement du pouvoir d’agir ou empowerment qui constitue l’étape centrale de notre modèle et qui en soutient les étapes subséquentes. L’empowerment est un processus qui met l’emphase sur une relation fondée sur la réciprocité et l’égalité entre les usagers et sur l’idée d’une réappropriation active d’un pouvoir thérapeutique par la personne elle-même dans le sens d’un affranchissement individuel et collectif (Damant, Paquet et Bélanger, 2001; Ninacs, 2002).

La relation qui s’établit est dorénavant horizontale, ce qui signifie que l’intervenant se met en position d’apprentissage mutuel avec le client. En effet, les usagers ne sont plus bénéficiaires de la connaissance, puisqu’ils la détiennent déjà. (Moreau, 1987; Simard, 2006). Qualifiée également de collaboration ou de partenariat, la relation égalitaire et dialogique qui s’installe alors vise tout d’abord à amener le résigné à une prise de conscience des problèmes individuels et collectifs qui ne peut être réalisée que par les jeunes eux-mêmes qui exercent leur capacité à nommer leur propre vision de leur réalité et parviennent à bâtir une perception historique et conflictuelle des problèmes sociaux, à comprendre les perspectives fonctionnalistes qui jettent le blâme sur les victimes et absolvent le système et à considérer les causes systémique et structurelles du phénomène de profilage racial. À partir de là, la réponse à apporter au problème défini par les personnes concernées devient le produit d’une négociation entre les deux parties impliquées dans le processus (Moreau, 1987; Mayer et Panet-Raymond, 1991; Damant, Paquette et Bélanger, 2001; Lemay, 2007; Ninacs, 2008; Le Bossé, Bilodeau, Chamberland et Martineau, 2009).

Si l’augmentation du pouvoir d’agir du résigné consiste à aider le jeune à agir lui-même avant d’agir avec lui ou pour lui (Moreau, 1987, p. 240), l’intervenante doit nécessairement prendre en considération le développement des compétences de contestation de son client, ce qui signifie dans un premier temps l’accompagnement du résigné ayant reçu des constats d’infraction jugés discriminatoires. À ce sujet, Turenne précise :

En réalité, la pratique du droit nous fait constater que certaines personnes plaident coupables du fait d’être mal représentées, ou pour différentes raisons, telles qu’acheter la paix, éviter les coûts et le stress d’un procès, etc., bien qu’elles n’aient pas commis l’infraction reprochée (2009, p. 121).

On peut donc comprendre que l’intervenante se doit de connaitre certaines procédures légales de contestation de façon à pouvoir démontrer qu’il y a eu profilage racial, ou, à tout le moins, injustice policière dans l’espace public. En présence du jeune résigné, elle doit prouver, entre autre, que l’interpellation et le constat d’infraction sont racialement ciblés, qu’il y a eu « des comportements suspicieux, harcelants ou des propos à caractère discriminatoire de la personne en autorité », qu’il existe une différence de traitement de la part des forces policières par rapport aux personnes non racisées ou l’existence de « contradiction ou d’invraisemblance dans les rapports fournis par les policiers dans le but de légitimer leurs actions » (Turenne, 2009, p. 73-98).

Dans un deuxième temps, l’augmentation des compétences du client consiste à favoriser l’acquisition progressive des habiletés requises pour contester efficacement et de façon autonome les constats d’infraction perçus comme discriminatoires (Ninacs, 2008). On se retrouve ici dans une phase d’action définie par Le Bossé comme «un outil d’acquisition de pouvoir qui s’inscrit dans une logique d’influence personnelle ou collective sur l’environnement» (2003, p. 36, 44, 46), l’objectif étant ici de contester de façon autonome les tickets reçus.

La dernière étape du modèle d’intervention contre le profilage racial est de favoriser la participation des résignés à la lutte collective contre le profilage racial dans l’espace public. À l’étape individuelle succède un travail de groupe d’où peut émerger le développement d’un sentiment d’appartenance en vue d’une action transformatrice (Mayer et Panet-Raymond, 1991, p. 103). Le résigné comprend concrètement par là que non seulement il n’est pas seul dans sa situation mais qu’il peut établir, de façon volontaire, des relations avec des contestataires confirmés ou en devenir, de manière à s’opposer par l’action sociopolitique à la discrimination raciale dont il fait face, en participant à des mobilisations, à des actions de sensibilisation sur la question du profilage, à des alliances avec d’autres groupes de défense des droits sociaux et à des interactions de groupe avec des décideurs locaux ou des représentants du service de police du quartier. En somme, l’action entendue ici renvoie au travail social individuel, de groupe et communautaire et reposerait sur un continuum qui va de la prise de conscience des problèmes individuels et collectifs, à la détermination de la cible de changement visée par les personnes concernées et à la mise en œuvre des solutions négociées (Lavoie et Panet-Raymond, 2011; Lemay, 2007; Racine, 2010).

Pour autant, l’application d’un tel modèle d’intervention ne pourra pas à lui seul éradiquer le profilage racial dans l’espace public montréalais : il reste en effet que les mesures de lutte contre les discriminations raciales sont indissociables de la lutte contre les inégalités socioéconomiques et politiques (Turenne, 2009). Si l’on se réfère au témoignage des jeunes racisés et profilés, et particulièrement des jeunes contestataires de la recherche, le profilage racial est une pratique différentielle qui prend sa source dans la discrimination raciale qui charpente la société québécoise et qui est synonyme d’exclusion, de marginalité et d’inégalité socioéconomique. Un changement ne pourra véritablement se faire que dans l’établissement d’une relation réciproque entre les populations immigrées et les différentes composantes du pays d’accueil, ce qui implique « la participation des communautés culturelles d’origine étrangère dans toutes les sphères d’activité de la société d’accueil, qu’elles soient économiques, sociales, culturelles, civiles ou politiques » (Sotomayor, 2004, p. 15). Dans une perspective critique, cela implique la reconnaissance des racines historiques de la racisation de l’exclusion et des rapports d’exploitation et d’oppression et un travail un travail de déconstruction des préjugés et stéréotypes et des catégorisations raciales et ethniques au niveau éducatif, culturel et sociopolitique en vue de repenser les rapports sociaux pour bâtir une société québécoise accueillante de la diversité (Juteau, 1999; Bernard et McAll, 2010). C’est le vœu de la plupart des participants de notre recherche qui s’est appliquée à faire une « « (re) lecture des mots, du monde et des maux » de ces jeunes profilés et racisés (Thésée et Carr, 2014, p. 323). Il est à souhaiter que notre travail amène une véritable prise de conscience de la racisation de l’espace public montréalais, une sensibilisation sur la diversité des expériences de profilage racial et sur les impacts de cette pratique différentielle sur la trajectoire des jeunes qui en sont l’objet; l’effort déployé sera alors à la mesure de nos attentes. Nous concluons ce travail par les mots d’un des jeunes contestataires au sujet de cette réalité qui doit tous et toutes nous interpeller :

Le quartier, avec des jeunes que je travaille maintenant, des trucs que j’ai vécu je les vois qu’ils les vivent; ça m’a aidé que je fais mon job avec eux parce que je l’ai vécu puis je sais les démarches mais c’est quand même triste de voir que la réalité n’a pas changé (….). La police nous invite chaque année pour nous montrer comment ils sont en train de faire un bon job. Mais la réalité c’est que presque rien n’a changé. C’est ça. J’espère que votre recherche va montrer que c’est la réalité, elle est toujours chaude. Girmay, Côte-des-Neiges

Références

Bellot, C. (2012). Devis de recherche (Projet de recherche Judiciarisation et défense des droits des personnes en situation de pauvreté). Document inédit.

Bernard, L. et McAll, C. (2008). À la porte du système pénal: La surreprésentation des jeunes Noirs montréalais. Revue du CREMIS, 1(3), 15-21.

Bernard, L. et McAll, C. (2010). La mauvaise conseillère. Revue du CREMIS, 3 (1), 7-14.

Bowling, B. et Philips, C. (2002). Racism, Crime and Justice. Essex, Angleterre: Pearson Education Limited.

Bowling, B. et Philips, C. (2002). Racism, Crime and Justice. Essex, Angleterre: Pearson Education Limited.

Brunson, R. K. (2007). “People don’t like Black People”: African-American Young Men’s accumulated Police Experiences. Criminology & Public Policy, 6, 71-101.

Cohen-Emerique, M. (2015). Pour une approche interculturelle en travail social (2e éd.). Rennes, France: Presses de l’École des Hautes Études en Santé publique.

Commission ontarienne des droits de la personne (2003). Un coût trop élevé: les couts humains du profilage racial. Rapport d’enquête. Ottawa, Ontario: Commission ontarienne des droits de la personne. Récupéré du site: http://www.ohrc.on.ca/french/consultations/racial-profilingreport.shtml.

Commission sur le racisme systémique dans le système de justice pénale en Ontario (1995). Rapport sur le racisme systémique dans le système de justice pénale en Ontario. Toronto, Ontario: Imprimeur de la Reine pour l’Ontario.

Damant, D., Paquet, J. et Belanger, J. (2001). Recension critique des écrits sur l’empowerment ou quand l’expérience des femmes victimes de violence conjugale fertilise des constructions conceptuelles. Recherches féministes, 14 (2), 133-154. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/058146ar

Gabbidon, S. L., et Greene, H. T. (2013). Race and Crime (3e éd.). Thousand Oaks, CA: Sages Publications.

Glover, K. S. (2007). Racing’ racial profiling research: complicating the trust of rights and powers’ through an analysis of racial profiling narratives (Thèse soumis à l’Office of Graduate studies of Texas A&M University). Ann Arbor, MI 48106-1346

Glover, K. S. (2009). Racial Profiling: Research, Racism, and Resistance. Blue Ridge Summit, PA: Rowman & Littlefield Publishers.

Goris, J., Jobard, F. et R. Lévy (2009). Police et minorités visibles: les contrôles d’identités à Paris. New York, NY: Open Society Institute.

Juteau, D. (1999). L’ethnicité et ses frontières. Montréal, Québec: Les Presses de l’Université de Montréal.

Lavoie, J. et Panet-Raymond, J. (2011). La pratique de l’action communautaire (3e éd.). Québec, Québec: Presses de l’Université du Québec.

Le Bossé, Y. (2003). De l’habilitation au pourvoir d’agir: vers une appréhension plus circonscrite de la notion d’empowerment. Nouvelles pratiques sociales, 6 (2), 30-51. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/00984ar

Le Bossé, Y., Bilodeau, A., Chamberland M. et Martineau, S. (2009). Développer le pouvoir d’agir des personnes et des collectivités: quelques enjeux relatifs à l’identité professionnelle et à la formation des praticiens du social. Nouvelles pratiques sociales, 21, 174-190. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/03869ar

Lemay, L. (2007). L’intervention en soutien à l’empowerment: du discours à la réalité. La question occultée du pouvoir entre acteurs au sein des pratiques d’aide. Nouvelles pratiques sociales, 20 (1), 165-180. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/16983ar

Lévesque, J. et J. Panet-Raymond (1994). L’évolution et la pertinence de l’approche structurelle dans le contexte actuel. Service social, 43 (3), 23-39. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/70666ar

Mayer, R. et Panet-Raymond, J. (1991). L’action communautaire de défense des droits sociaux. Dans L. Doucet et L. Favreau (dir.), Théorie et pratiques en organisation communautaire (p. 97-118). Montréal, Québec: Presses de l’Université du Québec.

Miles, M., et Huberman, M. (2003). Analyse des données qualitatives (2e éd.). Bruxelles, Belgique: De Boeck Université.

Moreau, M. (1987). L’approche structurelle en travail social: implications pratiques d’une approche intégrée conflictuelle. Service social, 36 (2-3), 227-247. Récupéré du site de la revue: http://id.erudit.org/iderudit/706361ar

Ninacs, W. A. (2002). Types et processus d’empowerment dans les initiatives de développement économique communautaire au Québec, Thèse de doctorat en service social, Université Laval, Québec.

Ninacs, W. A. (2008). Empowerment et intervention. Développement de la capacité d’agir et de la solidarité. Québec, Québec: Les Presses de l’Université Laval.

Racine, S. (2010). La mobilisation des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion à travers des organismes communautaires québécois. Thèse de doctorat en service social, Université de Montréal, Montréal.

Sharp, D. et Atherton, M. (2007). To Serve and Protect? The Experience of Policing in the Community of Young People from Black and Other Ethnic Minority Groups. Br J Criminol, 47(5), 746-763.

Simard, M. (2006). La marche mondiale des femmes en l’an 2000: rapports de pouvoir et stratégies d’action dans un contexte néolibéral et patriarcal. Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures de l’Université Laval, École de service social, Faculté des Sciences sociales, Université Laval.

Sotomayor, E. (2004). L’intégration réciproque, une alternative de coresponsabilité. Vivre ensemble, 12 (41).

Stozenberg, L., D’Alessio, S. J. et Eitle, D. (2013). Race and Cumulative Discrimination in the Prosecution of Criminal Defendants. Race and Justice, 3 (4), 275-299.

Thésée, G. et Carr, P. R. (2014). La (re) lecture des mots, du monde et des maux des jeunes Noirs: apports de la pédagogie critique à la recherche en éducation en contextes de racialisation. Canadian Journal of Education / Revue canadienne de l’éducation, 37(1).

Tichit, L. et Jacoud, M. (2009). Les communautés noires nous parlent de violence. Rapport de recherche. Montréal, Québec.

Turenne, M. (2005). Le profilage racial. Mise en contexte et définition. Québec, Québec: Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec.

Wacquant, L. (2007). Territorial Stigmatisation in the Age of Advanced Marginality. Thesis Eleven, 91(1) 66-77.

Wilbanks, W. (1987). The myth of a racist criminal justice system. Monterey, CA: Brooks/ Cole.

Notes

1 Cette recherche a été menée dans le cadre d’une recherche plus large intitulée: Judiciarisation et défense des droits des personnes en situation de pauvreté, qui a été dirigée par Céline Bellot et financée par le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC) et Actions concertées et (Bellot, 2012).